Matthieu : batterie

Fazi : percussion

Julien : guitare

Julien : basse

Daniel : guitare, chant

 

2002. Dans les Pyrénées Orientales, trois hommes forment Sa Meute. Partout les locaux de répétition appartiennent à des associations socialistes asphyxiantes, aussi 2003 marquera l'émancipation par l'achat d'une sono et d'un groupe électrogène : la bande hantera librement maisons délabrées, squats insalubres, hangars désaffectés, un nid d'aigle militaire quasi-abandonné, les ruines du camp de concentration Joffre... endroits plus ou moins inquiétants, à la lumière de bougies par les nuits trop noires, parfois par températures négatives. Ils feront de belles rencontres : rott, clodo, proprio, pompiers, nid de frelons, moustiques, policiers... Souvent contraints à la recherche d'un nouvel endroit à leurs heures perdues, comme cette grotte sous-terraine. Ce contexte madmaxien façonnera rapidement le son de Sa Meute d'une façon singulière.

 

En 2003 émergent les fers de lance d'une entité homogène : La loi de Poséïdon avec son intro arpégée façon Bathory et Le bouclier et la lance qui commence moyen-âgeusement. La basse ne soutient plus la guitare mais tient un rôle central. Les textes sont déclamés en français, inspirés par Homère, Platon, Thucydide, Evola, Eliade... délaissant la prose macabre sur les 13 lignées de vampires (dissimulées dans l'ombre de ta dissonance cognitive) pour des thèmes olympiens : la goutte de sang royal sans cesse diluée, le sang des héros sacrifié par les magiciens noirs, la voix du sang à laquelle les occidentaux sont devenus sourds. Des timbales ajoutent une coordonnée wagnérienne. Ces deux morceaux apparaîssent de façon embryonnaire sur Hyperborée, enregistré au Studio Winterized en janvier 2004. Poseïdonis en janvier 2005 effacera le passé et scellera mieux cette identité fraîche, multi-dimensionnelle qui galvanise déjà la petite horde. Cette peau neuve va de pair avec la sensation croissante d'une présence invisible : quelque chose semble assister aux répétitions et suivre les trois aventuriers, leur imposant une certaine discipline de l'extérieur.

 

2005 sera l'année la plus exaltante avec la création et le paufinage de 50 contre 1. L'inspiration et le débit culminent lorsque Sa Meute retourne chez Thomas l'hiver 2005/6 pour enregistrer le LP. Le titre tombe d'un bouquin de Mabire : La Crète, tombeau des paras allemands, qui relate comment les soldats allemands se sont battus à un contre cinquante. La guerre du côté des vaincus sous-tend les sept titres de l'album. La pochette est réalisée à partir d'archives originales du Front de l'Est gentiment scannées par le FBI à Washington, qui croit être sollicité par un maître d'école dans le cadre d'un beau projet scolaire orwellien.

Jean-Michel disparaît dans la nature. L'absence de basse ne permet pas de travailler correctement et les solutions modernes sont inappropriées aux méthodes et exigences de ce groupe d'un ordre ancien; que par manque de cran aucun remplaçant n'empêchera de mourir en simplement répondant à l'appel. Les années passent. Matthieu garde la main dans des formations pour pas rouiller et Daniel démarre αὐτόχθονος, sorte de techno hallucinée semblant conçue dans une cave russe sous LSD dans les années 80. Ainsi soit-il.

Saison sombre 2019. Alignement de planètes ou concours non élucidé de circonstances, Sa Meute est définitivement de retour d'entre les morts et bientôt sur scène avec un effectif complet. Des transfos bien lourds de l'époque irréelle d'In Rock et Master of Reality vont bouger beaucoup d'air.

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